Typique
Un autre endroit très différent, c'est la hospoda de la rue Lucemburgska dont je n'ai pas retenu le nom. Si vous passez dans le coin, que vous avez soif, et que vous voulez goûter à l'atmosphère typique des hospodas pragoises, c'est pas là.
Comment on y va?
Métro Flora (ligne B, tram 10, 16), puis de là prendre la rue Lucemburgska vers la place Jiriho z Podebrad (ou il y a aussi une station de métro, vous pouvez d'ailleurs faire le chemin en sens inverse). La rue est est ligne droite, le bar est à gauche quand on va dans le sens Flora-Jiriho z Podebrad, c'est le deuxième de la rue après le restaurant Highlands (où on sert de la bonne viande de boeuf, vous pouvez y manger, tiens).
On le repère à sa pancarte Pilsen Urquell et à son rideau de fer toujours un peu tiré. Y'a une vitrine avec une décoration tellement quelconque que je l'ai oubliée. L'entrée est étroite et on se retrouve tout de suite dans la semi-obscurité d'une petite salle enfumée avec une machine à sous, quelques tabourets ou la comptoir. Difficile de reconnaître le serveur des clients. A gauche y'a une salle avec des tables et des chaises un peu plus conviviale.
Excellente bière et ambiance intéressante, mais ne vous étonnez pas si l'accueil est minimaliste, c'est un bar d'habitués du quartier et franchement, si vous ne parlez pas tchèque, n'espérez pas vous y faire des amis. Si vous parlez tchèque, c'est différent, mais c'est pas gagné non plus je pense. Si vous y allez, faites-vous discret et déguster cette ambiance de bar de prolétaires urbains qui se perd à Paris, et pour la bière qui est vraiment très bien tirée.
dimanche 7 septembre 2008
dimanche 30 décembre 2007
Základna Žižkov
Ou? au numéro 3 de la rue Lipanska à Žižkov. C'est une petite rue qui monte toute de suite à gauche après l'arrêt de tram Lipanska.
Comment?: en tram (n° 5, 9 et 26 le jour).
Une base souterraine
Základna Žižkov, ça veut dire "Base Žižkov", je ne sais pas de quoi ce bar peut bien être le siège: d'une bande de skaters, du front de Libération de Žižkov, de la section locale des supporters du Vitkoria Žižkov? . C'est un petit bar dans les caves assez typique, même pour le quartier de Žižkov si riche en bars de toutes sortes, d'ailleurs j'aurais pu intuler ce blog " Les bars de Žižkov" finalement, il y aurait eu bien assez de matière.
Ne vous laissez pas intimider par la porte fermée et sonnez. Ne vous laissez pas intimider par le serveur en casquette qui vous accueille d'une brève syllabe vous invitant à rentrer, et pénétrez dans ce lieu vraiment underground. En effet, vu l'odeur de moisissure qui y règne, on est bien sous terre. Mais sinon c'est assez sympa, la bière est bonne et pas chère (22 couronnes la desitka), la musique se laisse écouter et si c'est nul c'est pas grave, c'est pas très fort.
La spécialité du bar est le baby-foot. Il y a en a quatre et tous les mardis il y a des tournois de baby-foot (pour les infos, c'est là: http://www.kulturniakce.cz/info.php?IDZ=4491). Ce qui me donne l'occasion de décrire le baby-foot tchèque: comme le baby-foot allemand, c'est-à-dire avec une vitre qui recouvre, des balles en cire incontrolâbles et pas de règles, n'importe quel joueur peut marquer en reprise. Les expatriés de mon genre qui se risquent à y jouer sont soit ridicules (quand ils jouent contre plus fort qu'eux et se font massacrer) soit pitoyables (quand ils jouent entre eux). Mais les locaux, pardon, quelle maestria, quelle dextérité, quelle adresse, quels réflexes! Il doit y avoir des heures de travail derrière, et des litres de Gambrinus aussi!
Le bar ferme tard (quatre heures le week-end) et est une bonne option pour poursuivre la soirée après deux heures du matin si on ne veut pas aller en discothèque. Mais n'y allez pas avec des vêtements neufs car le lendemain il vous faudra direct les mettre à la machine tellement ils seront imprégnés de l'ordeur de moisi, de bière et de fumée qui règne dans ce bouge où personne n'ira vous emmerder, et où le patron vous raccompagnera pour vous ouvrir la porte quand vous partirez. Au café Louvre, tu dois l'ouvrir toi-même la porte! Comme quoi, les véritables établissement de classe ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
A éviter quand même pour le rendez-vous que vous avez donné à Anne-Charlotte, la fille que vous avez rencontrée l'autre jour au musée national, qui écrit une thèse sur l'influence de la culture intensive de la betterave dans le développement de l'art Sécession dans les pays tchèques et qui aimerait beaucoup découvrir ce Žižkov dont on lui a tant parlé. Plus tard peut-être, mais préférez un autre endroit pour mettre toutes les chances de votre côté. Vraiment!
Comment?: en tram (n° 5, 9 et 26 le jour).
Une base souterraine
Základna Žižkov, ça veut dire "Base Žižkov", je ne sais pas de quoi ce bar peut bien être le siège: d'une bande de skaters, du front de Libération de Žižkov, de la section locale des supporters du Vitkoria Žižkov? . C'est un petit bar dans les caves assez typique, même pour le quartier de Žižkov si riche en bars de toutes sortes, d'ailleurs j'aurais pu intuler ce blog " Les bars de Žižkov" finalement, il y aurait eu bien assez de matière.
Ne vous laissez pas intimider par la porte fermée et sonnez. Ne vous laissez pas intimider par le serveur en casquette qui vous accueille d'une brève syllabe vous invitant à rentrer, et pénétrez dans ce lieu vraiment underground. En effet, vu l'odeur de moisissure qui y règne, on est bien sous terre. Mais sinon c'est assez sympa, la bière est bonne et pas chère (22 couronnes la desitka), la musique se laisse écouter et si c'est nul c'est pas grave, c'est pas très fort.
La spécialité du bar est le baby-foot. Il y a en a quatre et tous les mardis il y a des tournois de baby-foot (pour les infos, c'est là: http://www.kulturniakce.cz/info.php?IDZ=4491). Ce qui me donne l'occasion de décrire le baby-foot tchèque: comme le baby-foot allemand, c'est-à-dire avec une vitre qui recouvre, des balles en cire incontrolâbles et pas de règles, n'importe quel joueur peut marquer en reprise. Les expatriés de mon genre qui se risquent à y jouer sont soit ridicules (quand ils jouent contre plus fort qu'eux et se font massacrer) soit pitoyables (quand ils jouent entre eux). Mais les locaux, pardon, quelle maestria, quelle dextérité, quelle adresse, quels réflexes! Il doit y avoir des heures de travail derrière, et des litres de Gambrinus aussi!
Le bar ferme tard (quatre heures le week-end) et est une bonne option pour poursuivre la soirée après deux heures du matin si on ne veut pas aller en discothèque. Mais n'y allez pas avec des vêtements neufs car le lendemain il vous faudra direct les mettre à la machine tellement ils seront imprégnés de l'ordeur de moisi, de bière et de fumée qui règne dans ce bouge où personne n'ira vous emmerder, et où le patron vous raccompagnera pour vous ouvrir la porte quand vous partirez. Au café Louvre, tu dois l'ouvrir toi-même la porte! Comme quoi, les véritables établissement de classe ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
A éviter quand même pour le rendez-vous que vous avez donné à Anne-Charlotte, la fille que vous avez rencontrée l'autre jour au musée national, qui écrit une thèse sur l'influence de la culture intensive de la betterave dans le développement de l'art Sécession dans les pays tchèques et qui aimerait beaucoup découvrir ce Žižkov dont on lui a tant parlé. Plus tard peut-être, mais préférez un autre endroit pour mettre toutes les chances de votre côté. Vraiment!
mercredi 26 décembre 2007
Le bunker de Parukarka
Jeunesse décadente
Bon, je vous ai déjà parlé de la buvette de Parukarka, toujours debout à la date d'aujourd'hui malgré l'ordre donné par la mairie de Prague 3 d'évacuer. Maintenant passons au bunker, le lieu sans doute le plus lamentable que j'aie vu ici, mais en même temps il faut le dire un des plus hors norme.
Comment y aller?
Allez donc lire l'article "La Buvette de Parukarka", tout y est déjà expliqué.
C'est comment ?
D'abord ça ressemble à station de métro "Abbesses" à Paris, avec un long escalier en colimaçon qui n'en finit pas. Pas d'ascenseur, l'ascension à pieds au retour doit être difficile pour ceux qui sont en pré-coma éthylique.
Après il y a une salle en longueur avec des murs de béton, un bar sur la droite, puis trois ou quatre fauteuils défoncés avec une table. Comme ce sont à peu près les seuls sièges de la salle ils sont toujours inévitablement squattés. Ensuite une salle de danse avec de la techno, mais pas trop underground il me semble, je suis pas expert en techno, excusez-moi. Puis une salle en longueur avec une lumière verdâtre qui donne un très joli teint de zombie aux personnes présentes. Il y a des bancs, on peut s'assoir mais c'est pas hyper convivial, d'autant plus que juste après il y a la salle avec de la techno hardcore et que c'est pas vraiment bien isolé.
Bref, le paradis pour ceux qui aiment s'envoer un ecsta de temps en temps pour aler danser, y a pas mal de teufeurs dématés à la pervitine là-bas, souvent assez jeunes d'ailleurs (20 ans, pour vous, c'est jeune?) Les autres tiennent en général une demi-heure, le bruit est trop infernal et c'est vraiment pas confortable comme endroit. Veni et vici, a tchao bonsoir on va chercher d'autres endroits!
Bon, je vous ai déjà parlé de la buvette de Parukarka, toujours debout à la date d'aujourd'hui malgré l'ordre donné par la mairie de Prague 3 d'évacuer. Maintenant passons au bunker, le lieu sans doute le plus lamentable que j'aie vu ici, mais en même temps il faut le dire un des plus hors norme.
Comment y aller?
Allez donc lire l'article "La Buvette de Parukarka", tout y est déjà expliqué.
C'est comment ?
D'abord ça ressemble à station de métro "Abbesses" à Paris, avec un long escalier en colimaçon qui n'en finit pas. Pas d'ascenseur, l'ascension à pieds au retour doit être difficile pour ceux qui sont en pré-coma éthylique.
Après il y a une salle en longueur avec des murs de béton, un bar sur la droite, puis trois ou quatre fauteuils défoncés avec une table. Comme ce sont à peu près les seuls sièges de la salle ils sont toujours inévitablement squattés. Ensuite une salle de danse avec de la techno, mais pas trop underground il me semble, je suis pas expert en techno, excusez-moi. Puis une salle en longueur avec une lumière verdâtre qui donne un très joli teint de zombie aux personnes présentes. Il y a des bancs, on peut s'assoir mais c'est pas hyper convivial, d'autant plus que juste après il y a la salle avec de la techno hardcore et que c'est pas vraiment bien isolé.
Bref, le paradis pour ceux qui aiment s'envoer un ecsta de temps en temps pour aler danser, y a pas mal de teufeurs dématés à la pervitine là-bas, souvent assez jeunes d'ailleurs (20 ans, pour vous, c'est jeune?) Les autres tiennent en général une demi-heure, le bruit est trop infernal et c'est vraiment pas confortable comme endroit. Veni et vici, a tchao bonsoir on va chercher d'autres endroits!
mercredi 19 septembre 2007
Café Louvre
Localisation: rue Narodni 116 dans Staré Mesto, la vieille ville, à côté de Narodni Trida.
Comment y aller: métro ligne B station Narodni Trida, tram lignes 9, 22, 23 et plein d'autres à Narodni trida aussi. Après c'est tout près. Le Café Louvre est à dix minutes à pied de la place Venceslas.
Enfin un endroit qui a la classe!
Bon jusqu'ici je vous ai surtout emmené dans des endroits plutôt folko et parfois un peu crade,s il faut bien reconnaître. Si vous êtes allés à Prague avec votre copine et que vous lui avez infligé Ujezd et la buvette de Parukarka vous pourrez vous rattrapper en l'invitant au café Louvre.
Allez donc ranger vos veilles docs pourries à coques, votre veste de surplus de l'armée allemande et votre keffieh à tête de mort, et rasez-moi un peu cette barbe de trois jours, jeune homme. Ou remisez votre panoplie à base de Billabong et de Quicksilver et préférez-lui la jolie chemise à fines rayures que maman vous a acheté il y a quelques années pour les oraux du bac et que vous avez gardée par lui faire plaisir. Et partez pour le café Louvre.
Mais avant lisez ceci pour impressionner votre copine et pour lui montrer que vous aussi vous êtes venus à Prague pour la culture.
Car le Café Louvre c'est la grande classe. Etabli au premier étage d'un palais de la ville qui domine la très passante rue Narodni, ce café existe depuis 1902. Il a connu François Joseph, Masaryk, Heydrich, Gottwald, Dubcek et Vaclav Havel. Des serveurs impeccablement stylés assurent un service tout en souplesse pendant que vous vous prélassez sur les banquettes en informant négligeamment votre interlocuteur que Franz Kafka et son ami Max Brod (celui qui fit connaître Kafka, c'est un critique littéraire tchèque) aimaient fréquenter ce lieu fort prisé par les intellectuels de l'époque.
Bon ceci étant si vous voulez du décor authentique il faudra aller au Slavia car au Louvre ça se voit que ça a été refait, sans doute dans les années 90. C'est sans doute plus confortable mais moins pittoresque, j'admets. Les spécialités de l'établissement sont plus l'expresso Lavazza ou la capuccino Segafreddo que la Gambrinus où la Pilsen, mais on est en Tchéquie, rassurez-vous, on vous donnera de la bière si vous en voulez vraiment.
Alors, comment dire? Le Café Louvre c'est bien pour faire une pause dans un endroit classe lorsqu'on se balade dans la ville. Mais sinon l'ambiance n'a rien de particulier, des cols blancs après le boulot, des amis quinquagénaires qui s'offrent un petit plaisir et beaucoup de touristes aussi. Reste que s'il fait beau et qu'on est sur la terrasse on peut avoir une vue sympa sur Narodni et voir courir les piétons et passer les tramways, ce qui est toujours un spectacle assez réjouissant je trouve, pas vous?
Et ce soir comme ça vous pourrez aller à El Dorado sans scrupules, vous aurez sacrifié au rite du café pragois tel que compris que le Guide bleu!
Comment y aller: métro ligne B station Narodni Trida, tram lignes 9, 22, 23 et plein d'autres à Narodni trida aussi. Après c'est tout près. Le Café Louvre est à dix minutes à pied de la place Venceslas.
Enfin un endroit qui a la classe!
Bon jusqu'ici je vous ai surtout emmené dans des endroits plutôt folko et parfois un peu crade,s il faut bien reconnaître. Si vous êtes allés à Prague avec votre copine et que vous lui avez infligé Ujezd et la buvette de Parukarka vous pourrez vous rattrapper en l'invitant au café Louvre.
Allez donc ranger vos veilles docs pourries à coques, votre veste de surplus de l'armée allemande et votre keffieh à tête de mort, et rasez-moi un peu cette barbe de trois jours, jeune homme. Ou remisez votre panoplie à base de Billabong et de Quicksilver et préférez-lui la jolie chemise à fines rayures que maman vous a acheté il y a quelques années pour les oraux du bac et que vous avez gardée par lui faire plaisir. Et partez pour le café Louvre.
Mais avant lisez ceci pour impressionner votre copine et pour lui montrer que vous aussi vous êtes venus à Prague pour la culture.
Car le Café Louvre c'est la grande classe. Etabli au premier étage d'un palais de la ville qui domine la très passante rue Narodni, ce café existe depuis 1902. Il a connu François Joseph, Masaryk, Heydrich, Gottwald, Dubcek et Vaclav Havel. Des serveurs impeccablement stylés assurent un service tout en souplesse pendant que vous vous prélassez sur les banquettes en informant négligeamment votre interlocuteur que Franz Kafka et son ami Max Brod (celui qui fit connaître Kafka, c'est un critique littéraire tchèque) aimaient fréquenter ce lieu fort prisé par les intellectuels de l'époque.
Bon ceci étant si vous voulez du décor authentique il faudra aller au Slavia car au Louvre ça se voit que ça a été refait, sans doute dans les années 90. C'est sans doute plus confortable mais moins pittoresque, j'admets. Les spécialités de l'établissement sont plus l'expresso Lavazza ou la capuccino Segafreddo que la Gambrinus où la Pilsen, mais on est en Tchéquie, rassurez-vous, on vous donnera de la bière si vous en voulez vraiment.
Alors, comment dire? Le Café Louvre c'est bien pour faire une pause dans un endroit classe lorsqu'on se balade dans la ville. Mais sinon l'ambiance n'a rien de particulier, des cols blancs après le boulot, des amis quinquagénaires qui s'offrent un petit plaisir et beaucoup de touristes aussi. Reste que s'il fait beau et qu'on est sur la terrasse on peut avoir une vue sympa sur Narodni et voir courir les piétons et passer les tramways, ce qui est toujours un spectacle assez réjouissant je trouve, pas vous?
Et ce soir comme ça vous pourrez aller à El Dorado sans scrupules, vous aurez sacrifié au rite du café pragois tel que compris que le Guide bleu!
U Sadu
Localisation: Škroupovo náměstí 5 à Zizkov, tout près de la tour de télévision et pas loin de la frontière avec Vinohrady.
Comment y aller? C'est près de la place Jiriho z Podebrad (vous savez la grande place avec la cathédrale bizarre au milieu par où vous êtes passés pour aller au parc Rieger). Il faut donc prendre le métro ligne 1 jusqu'à Jiriho z Podebrad, ou le tram (10,16) jusqu'à Vinohraska vodarna, ou encore le tram 11 jusqu'à Jiriho z Podebrad. En tout à vingt minutes environ de la pace Venceslas. Arrivé sur la place allez vers la tour de télé (vous ne pouvez pas rater celle-ci, elle fait 216 mètres de haut!), U sadu se trouve sur une petite place ronde. Si vous ne trouvez pas demain directement la hospoda, elle est connue.
U Sadu est une hospoda très populaire dans cette zone de la tour de télé et de la place Jiriho z Podebrad qui marque la frontière entre Zizkov et Vinohrady. Peut-être parce qu'elle est de grande taille (sur deux niveaux) et peut accueillir plus de 200 personnes.
Il y a une terrasse très agréable sur la place (en été naturellement) qui ferme malheureusement à onze heures, mais on peut continuer à l'intérieur. Déco sympa (vieux postes de radio et vieilles plaques en émail partout, vous voyez le style? mais ça ne donne pas trop dans la nostalgie communiste, sentiment ici assez peu répandu d'ailleurs) et public jovial, bonne atmosphère, c'est le bar idéal pour passer une bonne soirée à tchatcher avec trois ou quatre potes.
Le point fort est sa localisation puisque U sadu n'est pas loin du mythique Palac Akropolis, haut lieu des nuits pragoises dont je vais vous parler maintenant. Une soirée lâchage à Akropolis peut tout à fait être préparée à U Sadu, ensuite il n'y a que cinq ou dix minutes de marche, ça dépend de votre état!
Comment y aller? C'est près de la place Jiriho z Podebrad (vous savez la grande place avec la cathédrale bizarre au milieu par où vous êtes passés pour aller au parc Rieger). Il faut donc prendre le métro ligne 1 jusqu'à Jiriho z Podebrad, ou le tram (10,16) jusqu'à Vinohraska vodarna, ou encore le tram 11 jusqu'à Jiriho z Podebrad. En tout à vingt minutes environ de la pace Venceslas. Arrivé sur la place allez vers la tour de télé (vous ne pouvez pas rater celle-ci, elle fait 216 mètres de haut!), U sadu se trouve sur une petite place ronde. Si vous ne trouvez pas demain directement la hospoda, elle est connue.
U Sadu est une hospoda très populaire dans cette zone de la tour de télé et de la place Jiriho z Podebrad qui marque la frontière entre Zizkov et Vinohrady. Peut-être parce qu'elle est de grande taille (sur deux niveaux) et peut accueillir plus de 200 personnes.
Il y a une terrasse très agréable sur la place (en été naturellement) qui ferme malheureusement à onze heures, mais on peut continuer à l'intérieur. Déco sympa (vieux postes de radio et vieilles plaques en émail partout, vous voyez le style? mais ça ne donne pas trop dans la nostalgie communiste, sentiment ici assez peu répandu d'ailleurs) et public jovial, bonne atmosphère, c'est le bar idéal pour passer une bonne soirée à tchatcher avec trois ou quatre potes.
Le point fort est sa localisation puisque U sadu n'est pas loin du mythique Palac Akropolis, haut lieu des nuits pragoises dont je vais vous parler maintenant. Une soirée lâchage à Akropolis peut tout à fait être préparée à U Sadu, ensuite il n'y a que cinq ou dix minutes de marche, ça dépend de votre état!
Café de l'Institut français
Localisation: dans l'Institut français, Stepanska 35, c'est une rue perpendiculaire à la place Venceslas, à peu-près à mi-heuteur de celle-ci à gauche en descendant.
Comment y aller?: métro Mustek, tram 9, 14, 3 entre autres à Vodickova.
Le café de l'Institut français est un endroit sympa pour s'arrêter manger ou prendre un café quand on est place Venceslas. On peut y trouver la presse quotidienne française du jour et retrouver un peu l'ambiance française, avec la musique et la langue, même s'il y a aussi pas mal de Tchèques. Particulièrement agréable en été avec la terrasse intérieure. Intérieur non-fumeur, c'est à noter. Personnel francophone très sympathique. Petit point faible: pas de bière pression. gros point fort: il n'y a pas besoin d'expliquer aux serveuses comment préparer un bon Ricard, elles le savent.
Ouvert juste la journée (jusqu'à 20 h en général) même il reste ouvert plus tard lorsqu'il y a des manifestations culturelles (soirées littéraires, vernissage d'expos, etc).
Pour ceux qui atterriraient sur ces pages et qui vivent à Prague, signalons qu'à l'Institut français on peut voir des films pas trop mals, pas les dernières nouveautés bien sûr mais ça se tient, qu'il y a des expositions de photo de sculpture et de peinture (me demandez pas quoi, vous aurez sans doute compris que je préfère le sport aux arts plastiques!) et une bibliothèque bien achalandée, faut acheter la carte mais c'est pas cher, 450 couronnes par an. Bref, un endroit incontournable si on veut maintenir le contact avec la mère patrie, dommage que l'Equipe ne soit pas disponible dans la salle du café!
Comment y aller?: métro Mustek, tram 9, 14, 3 entre autres à Vodickova.
Le café de l'Institut français est un endroit sympa pour s'arrêter manger ou prendre un café quand on est place Venceslas. On peut y trouver la presse quotidienne française du jour et retrouver un peu l'ambiance française, avec la musique et la langue, même s'il y a aussi pas mal de Tchèques. Particulièrement agréable en été avec la terrasse intérieure. Intérieur non-fumeur, c'est à noter. Personnel francophone très sympathique. Petit point faible: pas de bière pression. gros point fort: il n'y a pas besoin d'expliquer aux serveuses comment préparer un bon Ricard, elles le savent.
Ouvert juste la journée (jusqu'à 20 h en général) même il reste ouvert plus tard lorsqu'il y a des manifestations culturelles (soirées littéraires, vernissage d'expos, etc).
Pour ceux qui atterriraient sur ces pages et qui vivent à Prague, signalons qu'à l'Institut français on peut voir des films pas trop mals, pas les dernières nouveautés bien sûr mais ça se tient, qu'il y a des expositions de photo de sculpture et de peinture (me demandez pas quoi, vous aurez sans doute compris que je préfère le sport aux arts plastiques!) et une bibliothèque bien achalandée, faut acheter la carte mais c'est pas cher, 450 couronnes par an. Bref, un endroit incontournable si on veut maintenir le contact avec la mère patrie, dommage que l'Equipe ne soit pas disponible dans la salle du café!
U vystřeleného oka
Localisation: U Božích bojovníků 606/3 dans le quartier de Zizkov. C'est une petite impasse perpendiculaire à la rue Konevova, une grande avenue qui remonte tout Zizkov. La hospoda est au pied de la colline de Vidov (celle surmontée d'une grande statue équestre, si vous êtes vaguement curieux vous serez bien montés au sommet d'une tour et d'une église quand même, où bien vous êtes venus ici seulement pour la bière?), colline qui sépare les quartier de Zizkov et de Karlin.
Comment y aller? Bus 133 et 207, arrêt "U Pamatniku". En tram en prenant le 5, le 9 ou le 26 et en descendant à Lipanska. Ensuite, prendre à gauche (si vous venez du centre) pour retomber sur la Konevova, et remontez celle-ci. Le bar se trouve près du tunnel piéton qui passe sous la colline et relie Zizkov et Karlin.
On continue dans le bar zizkovien typique. je vois ai déjà parlé un peu de Zizkov et ses fiers habitants joviaux, cultivant soigneusement leur différence avec le reste des Pragois plutôt réservés, dans l'ensemble. C'est vrai et on ne peut pas le nier, le Tchèque est moins exubérant que l'Espagnol, ce doit être la théorie des climats qui joue. Mais le Zizkovien, aime rire et parler, parfois même on peut le trouver vraiment soûlant tellement il s'arrête pas.
Le Zizkovien aime tous ces bars qui sont planqués dans les impasses qu'on trouve le long de la Konevova juste sous la colline de Vidov, contre la ligne de chemin de fer. Ca peut être un plan cuite intéressant, ça: remonter la Konevova et s'arrêter à chaque bar. Un bon plan rencontre aussi si on veut baragouiner un peu le tchèque, il doit bien y avoir parmi vous des gens qui le parlent un peu quand même? Il les aime car en été il y a des terrasses où on peut prendre le frais, et parce qu'en hiver il règne dans la petite salle aux murs blanchis et aux bancs de bois une atmosphère chaleureuse. Il les aime parce qu'il y retrouve ses potes qui comme lui passent le plus calir de leur temps libre au bar.
Et vous, vous aimerez peut-être le Borgne (c'est à peu près ce que veut dire "U vystreleneho oka") pour toute cette ambiance que je suis efforcé de décrire. Pour les trains qui passent à intervalles réguliers dans la nuit. Pour la compilation de The Jam que le patron a eu le bon goût de mettre sur son lecteur CD, il est rare de pouvoir de nos jours esquisser un vague pas de danse en attendant sa cinquième bière sur les mesures de "Going" unerground" ou de "Eton Rifles". Pour le type qui t'explique pendant une heure qu'il a un bar à Zizkov (ailleurs) et qui se prend pour le plus grand génie artistique de la terre. Pour le vieux qui essaye désespérément de t'expliquer ses tourments identaires (ma mère est slovaque, mon père est tchèque, ma grand-mère hongroise, qui suis-je?) en allemand, avant de conclure que finalement il est un homme du monde.
Allez donc y faire un tour si par exemple vous logez dans le quartier!
Bon on vient de faire deux bars un peu rudes, on va donc aller dans un endroit un peu plus calme pour se reposer des excès de la veille: allons au café de l'Institut français!
Comment y aller? Bus 133 et 207, arrêt "U Pamatniku". En tram en prenant le 5, le 9 ou le 26 et en descendant à Lipanska. Ensuite, prendre à gauche (si vous venez du centre) pour retomber sur la Konevova, et remontez celle-ci. Le bar se trouve près du tunnel piéton qui passe sous la colline et relie Zizkov et Karlin.
On continue dans le bar zizkovien typique. je vois ai déjà parlé un peu de Zizkov et ses fiers habitants joviaux, cultivant soigneusement leur différence avec le reste des Pragois plutôt réservés, dans l'ensemble. C'est vrai et on ne peut pas le nier, le Tchèque est moins exubérant que l'Espagnol, ce doit être la théorie des climats qui joue. Mais le Zizkovien, aime rire et parler, parfois même on peut le trouver vraiment soûlant tellement il s'arrête pas.
Le Zizkovien aime tous ces bars qui sont planqués dans les impasses qu'on trouve le long de la Konevova juste sous la colline de Vidov, contre la ligne de chemin de fer. Ca peut être un plan cuite intéressant, ça: remonter la Konevova et s'arrêter à chaque bar. Un bon plan rencontre aussi si on veut baragouiner un peu le tchèque, il doit bien y avoir parmi vous des gens qui le parlent un peu quand même? Il les aime car en été il y a des terrasses où on peut prendre le frais, et parce qu'en hiver il règne dans la petite salle aux murs blanchis et aux bancs de bois une atmosphère chaleureuse. Il les aime parce qu'il y retrouve ses potes qui comme lui passent le plus calir de leur temps libre au bar.
Et vous, vous aimerez peut-être le Borgne (c'est à peu près ce que veut dire "U vystreleneho oka") pour toute cette ambiance que je suis efforcé de décrire. Pour les trains qui passent à intervalles réguliers dans la nuit. Pour la compilation de The Jam que le patron a eu le bon goût de mettre sur son lecteur CD, il est rare de pouvoir de nos jours esquisser un vague pas de danse en attendant sa cinquième bière sur les mesures de "Going" unerground" ou de "Eton Rifles". Pour le type qui t'explique pendant une heure qu'il a un bar à Zizkov (ailleurs) et qui se prend pour le plus grand génie artistique de la terre. Pour le vieux qui essaye désespérément de t'expliquer ses tourments identaires (ma mère est slovaque, mon père est tchèque, ma grand-mère hongroise, qui suis-je?) en allemand, avant de conclure que finalement il est un homme du monde.
Allez donc y faire un tour si par exemple vous logez dans le quartier!
Bon on vient de faire deux bars un peu rudes, on va donc aller dans un endroit un peu plus calme pour se reposer des excès de la veille: allons au café de l'Institut français!
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