Ou? au numéro 3 de la rue Lipanska à Žižkov. C'est une petite rue qui monte toute de suite à gauche après l'arrêt de tram Lipanska.
Comment?: en tram (n° 5, 9 et 26 le jour).
Une base souterraine
Základna Žižkov, ça veut dire "Base Žižkov", je ne sais pas de quoi ce bar peut bien être le siège: d'une bande de skaters, du front de Libération de Žižkov, de la section locale des supporters du Vitkoria Žižkov? . C'est un petit bar dans les caves assez typique, même pour le quartier de Žižkov si riche en bars de toutes sortes, d'ailleurs j'aurais pu intuler ce blog " Les bars de Žižkov" finalement, il y aurait eu bien assez de matière.
Ne vous laissez pas intimider par la porte fermée et sonnez. Ne vous laissez pas intimider par le serveur en casquette qui vous accueille d'une brève syllabe vous invitant à rentrer, et pénétrez dans ce lieu vraiment underground. En effet, vu l'odeur de moisissure qui y règne, on est bien sous terre. Mais sinon c'est assez sympa, la bière est bonne et pas chère (22 couronnes la desitka), la musique se laisse écouter et si c'est nul c'est pas grave, c'est pas très fort.
La spécialité du bar est le baby-foot. Il y a en a quatre et tous les mardis il y a des tournois de baby-foot (pour les infos, c'est là: http://www.kulturniakce.cz/info.php?IDZ=4491). Ce qui me donne l'occasion de décrire le baby-foot tchèque: comme le baby-foot allemand, c'est-à-dire avec une vitre qui recouvre, des balles en cire incontrolâbles et pas de règles, n'importe quel joueur peut marquer en reprise. Les expatriés de mon genre qui se risquent à y jouer sont soit ridicules (quand ils jouent contre plus fort qu'eux et se font massacrer) soit pitoyables (quand ils jouent entre eux). Mais les locaux, pardon, quelle maestria, quelle dextérité, quelle adresse, quels réflexes! Il doit y avoir des heures de travail derrière, et des litres de Gambrinus aussi!
Le bar ferme tard (quatre heures le week-end) et est une bonne option pour poursuivre la soirée après deux heures du matin si on ne veut pas aller en discothèque. Mais n'y allez pas avec des vêtements neufs car le lendemain il vous faudra direct les mettre à la machine tellement ils seront imprégnés de l'ordeur de moisi, de bière et de fumée qui règne dans ce bouge où personne n'ira vous emmerder, et où le patron vous raccompagnera pour vous ouvrir la porte quand vous partirez. Au café Louvre, tu dois l'ouvrir toi-même la porte! Comme quoi, les véritables établissement de classe ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
A éviter quand même pour le rendez-vous que vous avez donné à Anne-Charlotte, la fille que vous avez rencontrée l'autre jour au musée national, qui écrit une thèse sur l'influence de la culture intensive de la betterave dans le développement de l'art Sécession dans les pays tchèques et qui aimerait beaucoup découvrir ce Žižkov dont on lui a tant parlé. Plus tard peut-être, mais préférez un autre endroit pour mettre toutes les chances de votre côté. Vraiment!
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