mercredi 25 mars 2009

Lucerna Music Bar

Ou?

Vodičkova 36, métro "Mustek", ou tram "Vaclavské namesti". C'est dans un passage couvert dans un grand immeuble des années 30, il y a des néons qui indiquent l'entrée. Si vous ne trouvez pas, franchement, c'est que vous êtes bon pour les urgences à Motol où le dessoûloir du commissariat de la rue Krakovska.

Qu'es acquo?

"Lucerna Music Bar, wouah ça claque comme nom, le must des nuits pragoises ou quoi?"se demandera peut-être le jeune branché de service à la lecture des premières lignes de cette chronique. Celle-ci (la lecture des premières lignes, pas la chronique!) est désormais achevée et on peut répondre: non!!!! le Lucerna n'est pas un lieu où on rencontre des gens sympas, où on écoute de la bonne musique et où l'atmosphère est propice aux divagations philosophiques ou existentielles où encore à la lecture des journaux. Non. Le Lucerna est une boîte de nuit immense où des centaines de beaufs en devenir, de touristes, de chasseurs de belettes et de belettes se trémoussent en buvant de la bière et des mojitos sur des tubes des années 80 et 90 jusqu'à trois heures du matin avant d'enchaîner par une heure de slows sirupeux pour essayer de faire comme Michel Blanc dans les Bronzés: de conclure.

Le Lucerna est donc susceptible d'intéresser les catégories suivantes de visiteurs:

- les gens qui aiment danser sur la musique des années 80 et 90. Vous aurez droit à Depeche Mode, Eurythmics, A-Ha, les infâmes Europe, les non moins horribles tears for Fears, mais y'a au milieu quelques trucs repêchables des années 90 style Pulp ou Blur. Et puis les slows la dernière heure.

- ceux qui veulent trouver une âme soeur, ne serait-ce que pour la nuit. Grand choix, mais il faut aimer les filles maquillées et être trop regardant sur l'élégance. On peut conclure très très vite, vraiment.

- celles qui veulent trouver une âme soeur (amies lectrices, à défaut d'être toujours galant, ce blog respecte l'égalité des genres!): le look Pascal Brutal viril t-shirt moulant, muscles bodybuildés, petit collier de barbe artistement taillé et patchouli pour homme de Mennen a la cote en ce moment.

- ceux qui comme moi sont nostalgiques de ces boîtes de nuit de campagne où ils ont pris leurs premières cuites, connu leurs premiers émois amoureux ou livre leur premier combat de rue de groupe contre les types du village voisin où du lycée du quartier d'à côté. Comme le Lucerna, c'était une grande piste de danse immense (400 personnes rien que sur la piste, peut-être même plus) avec un bar d'un côté pour aller se servir vite, et quelques coins discrets sur le côté. Comme là-bas dans nos campagnes à l'époque, il faut se défier du videur si on roule un joint ou si on s'embrouille avec quelqu'un (ça peut arriver au Lucerna, ne provoquer jamais la jalousie d'un Pascal Brutal tchèque en faisant de l'oeil de trop près à sa copine!); la seule différence c'est qu'on y arrive et qu'y repart en métro au lieu d'y aller en voiture: les parents seront rassurés et pourront dormir tranquille.

- éventuellement les amateurs d'histoire pourront être intéressés par cette discothèque en se souvenant qu'elle fut au départ une salle de bals , de concert et de conférences qui faisait partie du Palac Lucerna, une grande gallerie commerciale construite en 1935 par le père de Vaclav Havel. Celui-ci en récupera une partie de la propriété en 1989 mais revendit vite le tout à son frère, il me semble, ou une histoire comme ça. Depuis la belle-soeur d'Havel doit rénover l'ensemble, mais ça traîne en raison d'un litige avec un ancien copropriétaire, et on peut donc toujours visiter les galleries commerciales et la salle de cinéma et la kavarna du premier étage.

On déconseillera le Lucerna au types trop déconneurs ou causeurs d'embrouille, les videurs sont assez directs et efficaces pour rétablir l'ordre quand celui-ci est perturbé. En cas de problème avec un videur, déléguer d'urgence un tchécophone ou une jolie fille pour dénouer la situation!

A signaler enfin que nombre de bals de fin d'année des lycées, qui sont souvent en décembre, y sont organisés. On peut y rentrer, il suffit d'acheter un ticket et de venir en costume. Public: lycéens et parents d'élèves, en gros. Il paraît que ça commence très sagement mais que l'alcool aidant, toute cette belle jeunesse s'en donne à coeur joie et que ça peut finir de façon assez orgiaque, mais je n'y suis jamais allé, alors je ne peux pas dire.

Un lecteur me signale enfin que le Lucerna héberge à l'occasion d'excellents concerts, surtout en semaine il me semble.

Voilà ce qu'on pouvait dire sur le Lucerna Music Bar aujourd'hui, si vous restez à Prague une semaine et que vous y faites une ou deux sorties vous pouvez toujours aller voir, ça ne mange pas de pain. je crois que ça coûte 200 couronnes l'entrées, 10 couronnes de vestiaires et 35 couronnes la bière (pas très bonne et dans des verres en plastique, comme au parc Rieger!)

mardi 24 mars 2009

La buvette du Viktoria Žižkov

Ou?

Dans le stade du Viktoria Žižkov, tram ligne 5, 9, 26, arrêt Husinecka, juste en face du stade.

Le Viktorka

Amateurs de foot à l'ancienne, cette chronique est pour vous. Le Viktoria Žižkov, alias Viktorka, est l'équipe du quartier de Žižkov, vous l'aurez deviné sans doute. Fondée comme la plupart des équipes de foot pragoises au début du XXe siècle, elle connut son heure de gloire en décrochant un titre de champion national dans les années 20, et fait la navette entre les D1 et D2 tchèques depuis.

Le stade du Viktorka est petit (il contient à tout casser 7000 spectateurs, et encore grâce à la tribune provisoire derrière les buts) et enchâssé entre un grand bâtiment administratif qui abrite aujourd'hui l'Institut d'études des régimes totalitaires, un immeuble décrépi et la deux voies avec la ligne de tram. En été quand il fait beau (ici, il ne fait pas toujours beau en été!), vous pouvez tranquillement en fin de journée aller y boire une bière ou deux pour vous reposer du dur labeur de la journée en écoutant les oiseaux chanter sur fond de circulation, et vous tâter pour savoir si ou ou non vous acceptez l'invitation faite par votre nouvel ami Michal d'aller au Borgne ce soir.

Mais c'est les jours de match que c'est intéressant. Il faut regarder le site Internet du club (http://www.fkvz.cz/) pour connaître les horaires des matches, qui ont souvent lieu le dimanche matin à 10h15 (pratiques pour les pères de familles, faut reconnaître). C'est dans ce genre d'endroit qu'on s'aperçoit qu'en dépit des apparences, les Tchèques sont plus civilisés que nous car la bière est en vente libre dans le stade sans que cela ne pose le moindre problème. L'ambiance est bon enfant et je n'ai jamais vu l'esquisse d'un début de manifestation d'hooliganisme. C'est aussi dans ce genre d'endroit qu'on s'aperçoit que les Tchèques sont plus machistes que nous:ils peuvent bien avoir l'air trop timides pour draguer les jolies filles, ils doivent bien savoir leur parler pour les les mettre ainsi à contribution pour transporter dans des paniers en plastiques prévus à cet effets des chopes de bière par demi-douzaines entre les deux ou trois buvettes et les tribunes.

La buvette ne ferme pas pendant le match, vous pouvez même regarder celui-ci à l'intérieur à la télé. . . je vous jure que j'en ai vu qui le faisaient.

En principe vous êtes sur ce blog pour préparer vos sorties, mais si vous allez à la buvette du Vitkorka, on peut raisonnablement supposer que vous aimez le foot. Vous serez alors peut-être déçu du spectacle, et c'est dommage car on a une belle vue sur le terrain qui est très proche des tribunes, si on sait le tchèque on peut se délecter des enguelades des joueurs sur le terrain. Mais au plan du jeu, depuis la chute du rideau de fer et l'arrêt Bosman, le championnat tchèque a perdu ses meilleurs joueurs par centaines et le spectacle vaut au maximum la division 3 française, pas plus. Pour compléter votre érudition, sachez que la vedette du Viktorka est un attaquant nommé Petr Švancara, il porte le numéro 9 et est tout simplement affreux avec les défenseurs adverses, tout à la gueule et au physique mais pas trop de technique, il paraît que ce fut jadis un grand espoir du football tchèque.

Le foot en France dans les années 50 devait ressembler à ça: stades minimalistes, public populaire alcoolisé et jeu assez approximatif sur le terrain. Tout amateur de sport qui se respecte devrait donc aller y faire un tour si un match a lieu pendant son séjour, et si son ou ses compagnons de voyage ne sont pas allergiques à l'expérience, qui peut être assez douloureuse juste avant la trève hivernale. Pas grave, pour vous rechauffer vous abandonnerez provisoirement la bière pour la griotka, une cochonnerie chimique à base de liqueur de cerises mélangée à je ne sais plus quoi (du vin blanc peut-être) et chauffer. C'est comme la Becherovka, faut en boire pour dire qu'on l'a fait!

La Casa Blu

Ou?

Kozi 15. Aller à Staromestské namesti, vous savez, la place pleine de touristes avec la tour de l'horloge. Continuer sur la rue Dlouha puis sur la rue Kozi à partir de celle-ci.

Praga latina?

La Casa Blu est un bar souvent plein le soir où règne une ambiance assez festive sur fond de musique latino, enfin Manu Tchao et les trucs de ce style, vous voyez? Un bon endroit pour passer quelques heures au comptoir et faire des connaissances car ça bouge pas mal, c'est pas le genre de bar où les gens stagnent à leur table toute la soirée. Clientèle assez mélangée, pas mal d'étrangers même si ce n'est pas la majorité.

Je n'ai pas remarqué un choix particuliers de rhum (c'est la boisson de l'Amérique latin, après tout?) mais de mémoire si on est lassé de la bière on peut y boire des mojitos. Mais bon, on va pas en Bretagne pour manger du caviar, ni en Russie pour manger des huîtres, la bière y est tout à fait correcte et à des prix normaux.

Après, bar latino, je crois que non finalement. Juste un énième bar pragois où on peut s'amuser entre amis, mais l'ambiance reste tout ce qu'il y a de tchèque, c'est-à-dire assez éloignée quand même de Barcelone ou de Buenos Ayres. Mais après tout c'est pour ça que vous êtes à Prague, non?

Palac Akropolis

Mythique

En relisant ce blog sur lequel je ne suis pas allé depuis un bon bout de temps, je m'aperçois que je n'ai pas encore parlé du Palac Akropolis. Mince, tout le monde y va, et les visiteurs éventuels de ce blog, qui pourront épater leurs amis au retour de vacances avec toutes leurs expériences pittoresques, ne pourraient-ils pas apprendre l'existence de cet endroit mythique? Non, impossible. Voilà cette erreur réparée. Si vous allez à Prague et que vous voulez y sortir, il faut aller dans cet endroit.

Comment on y va?

L'adresse est Kubelíkova 1548/2, le plus simple pour y aller est de prendre le métro jusqu'à Jiriho z Podebrad, et de la place du même nom prendre la rue Slavikova, la rue Kubelikova est la deuxième ou la troisième sur la droite. Continuer une centaine de métres et vous y voilà, on ne peut pas manquer la façade. Et puis allez hop, http://www.palacakropolis.cz/, publicité gratuite.

L'Akropolis a ouvert au milieu des années 90, à une époque où Prague connaissait encore l'efferverscence des pays fraîchement libérés de la dictature. Ce club qui a une petite salle de concert est vite devenu un des coeurs, sinon le coeur de la scène alternative pragoise. Des milliers de groupes de tous pays et de tous style s'y sont produit, s'y produisent et a priori s'y produiront encore longtemps. Car l'Akropole est aussi devenu une valeur sûre pour le noctambule pragois, un endroit jamais vide où on peut toujours retrouver une connaissance de façon imprévue tout en y voyant régulièrement de nouvelles têtes: la réputation de l'établissement fait que tout nouveau Pragois un peu branchouille aille y faire un tour et plus si affinitiés.

Ca consiste en quoi alors? En deux salles de danse, dont l'une sert les soir de concert, dans une il y a de l'électro et dans la deuxième plutôt de la musique latino, et pour ceux qui en ont marre des décibels, il y a la salle d'entrée où tous les types bourrés qui n'en peuvent plus finissent par se retrouver avant de partir. Et puis en haut, juste à l'entrée, il y a un bar ouvert aussi en fin de journée, dont l'ambiance plutôt paisibles tranche avec l'atmosphère déchaînée qu'il peut y avoir certains soirs. Y aller plutôt le jeudi si vous voulez y voir des étudiants, le dimanche parfois il y a des bons moments, le samedi c'est plutôt ordinaire. Pour l'heure, c'est le créneau minuit/ une heure habituel des boîtes tchèques. Public sympathique, pas mal d'étudiants, y'a pas mal de gens qui se tiennent bien, mais aussi plein qui se mettent la tête et proposent à l'occasion des spectacles assez cocasses, ça c'est peut-être assagi depuis les années folles où les chaises volaient dans le bar, mais l'Akropolis lui aussi a vieilli...

dimanche 7 septembre 2008

La hospoda dans la Lucemburgska

Typique

Un autre endroit très différent, c'est la hospoda de la rue Lucemburgska dont je n'ai pas retenu le nom. Si vous passez dans le coin, que vous avez soif, et que vous voulez goûter à l'atmosphère typique des hospodas pragoises, c'est pas là.

Comment on y va?

Métro Flora (ligne B, tram 10, 16), puis de là prendre la rue Lucemburgska vers la place Jiriho z Podebrad (ou il y a aussi une station de métro, vous pouvez d'ailleurs faire le chemin en sens inverse). La rue est est ligne droite, le bar est à gauche quand on va dans le sens Flora-Jiriho z Podebrad, c'est le deuxième de la rue après le restaurant Highlands (où on sert de la bonne viande de boeuf, vous pouvez y manger, tiens).

On le repère à sa pancarte Pilsen Urquell et à son rideau de fer toujours un peu tiré. Y'a une vitrine avec une décoration tellement quelconque que je l'ai oubliée. L'entrée est étroite et on se retrouve tout de suite dans la semi-obscurité d'une petite salle enfumée avec une machine à sous, quelques tabourets ou la comptoir. Difficile de reconnaître le serveur des clients. A gauche y'a une salle avec des tables et des chaises un peu plus conviviale.

Excellente bière et ambiance intéressante, mais ne vous étonnez pas si l'accueil est minimaliste, c'est un bar d'habitués du quartier et franchement, si vous ne parlez pas tchèque, n'espérez pas vous y faire des amis. Si vous parlez tchèque, c'est différent, mais c'est pas gagné non plus je pense. Si vous y allez, faites-vous discret et déguster cette ambiance de bar de prolétaires urbains qui se perd à Paris, et pour la bière qui est vraiment très bien tirée.

dimanche 30 décembre 2007

Základna Žižkov

Ou? au numéro 3 de la rue Lipanska à Žižkov. C'est une petite rue qui monte toute de suite à gauche après l'arrêt de tram Lipanska.
Comment?: en tram (n° 5, 9 et 26 le jour).

Une base souterraine

Základna Žižkov, ça veut dire "Base Žižkov", je ne sais pas de quoi ce bar peut bien être le siège: d'une bande de skaters, du front de Libération de Žižkov, de la section locale des supporters du Vitkoria Žižkov? . C'est un petit bar dans les caves assez typique, même pour le quartier de Žižkov si riche en bars de toutes sortes, d'ailleurs j'aurais pu intuler ce blog " Les bars de Žižkov" finalement, il y aurait eu bien assez de matière.

Ne vous laissez pas intimider par la porte fermée et sonnez. Ne vous laissez pas intimider par le serveur en casquette qui vous accueille d'une brève syllabe vous invitant à rentrer, et pénétrez dans ce lieu vraiment underground. En effet, vu l'odeur de moisissure qui y règne, on est bien sous terre. Mais sinon c'est assez sympa, la bière est bonne et pas chère (22 couronnes la desitka), la musique se laisse écouter et si c'est nul c'est pas grave, c'est pas très fort.

La spécialité du bar est le baby-foot. Il y a en a quatre et tous les mardis il y a des tournois de baby-foot (pour les infos, c'est là: http://www.kulturniakce.cz/info.php?IDZ=4491). Ce qui me donne l'occasion de décrire le baby-foot tchèque: comme le baby-foot allemand, c'est-à-dire avec une vitre qui recouvre, des balles en cire incontrolâbles et pas de règles, n'importe quel joueur peut marquer en reprise. Les expatriés de mon genre qui se risquent à y jouer sont soit ridicules (quand ils jouent contre plus fort qu'eux et se font massacrer) soit pitoyables (quand ils jouent entre eux). Mais les locaux, pardon, quelle maestria, quelle dextérité, quelle adresse, quels réflexes! Il doit y avoir des heures de travail derrière, et des litres de Gambrinus aussi!

Le bar ferme tard (quatre heures le week-end) et est une bonne option pour poursuivre la soirée après deux heures du matin si on ne veut pas aller en discothèque. Mais n'y allez pas avec des vêtements neufs car le lendemain il vous faudra direct les mettre à la machine tellement ils seront imprégnés de l'ordeur de moisi, de bière et de fumée qui règne dans ce bouge où personne n'ira vous emmerder, et où le patron vous raccompagnera pour vous ouvrir la porte quand vous partirez. Au café Louvre, tu dois l'ouvrir toi-même la porte! Comme quoi, les véritables établissement de classe ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

A éviter quand même pour le rendez-vous que vous avez donné à Anne-Charlotte, la fille que vous avez rencontrée l'autre jour au musée national, qui écrit une thèse sur l'influence de la culture intensive de la betterave dans le développement de l'art Sécession dans les pays tchèques et qui aimerait beaucoup découvrir ce Žižkov dont on lui a tant parlé. Plus tard peut-être, mais préférez un autre endroit pour mettre toutes les chances de votre côté. Vraiment!

mercredi 26 décembre 2007

Le bunker de Parukarka

Jeunesse décadente

Bon, je vous ai déjà parlé de la buvette de Parukarka, toujours debout à la date d'aujourd'hui malgré l'ordre donné par la mairie de Prague 3 d'évacuer. Maintenant passons au bunker, le lieu sans doute le plus lamentable que j'aie vu ici, mais en même temps il faut le dire un des plus hors norme.

Comment y aller?

Allez donc lire l'article "La Buvette de Parukarka", tout y est déjà expliqué.

C'est comment ?

D'abord ça ressemble à station de métro "Abbesses" à Paris, avec un long escalier en colimaçon qui n'en finit pas. Pas d'ascenseur, l'ascension à pieds au retour doit être difficile pour ceux qui sont en pré-coma éthylique.

Après il y a une salle en longueur avec des murs de béton, un bar sur la droite, puis trois ou quatre fauteuils défoncés avec une table. Comme ce sont à peu près les seuls sièges de la salle ils sont toujours inévitablement squattés. Ensuite une salle de danse avec de la techno, mais pas trop underground il me semble, je suis pas expert en techno, excusez-moi. Puis une salle en longueur avec une lumière verdâtre qui donne un très joli teint de zombie aux personnes présentes. Il y a des bancs, on peut s'assoir mais c'est pas hyper convivial, d'autant plus que juste après il y a la salle avec de la techno hardcore et que c'est pas vraiment bien isolé.

Bref, le paradis pour ceux qui aiment s'envoer un ecsta de temps en temps pour aler danser, y a pas mal de teufeurs dématés à la pervitine là-bas, souvent assez jeunes d'ailleurs (20 ans, pour vous, c'est jeune?) Les autres tiennent en général une demi-heure, le bruit est trop infernal et c'est vraiment pas confortable comme endroit. Veni et vici, a tchao bonsoir on va chercher d'autres endroits!